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Le Chemin de Gloria


Personal

Date Created: 2010-08-14
Date Modified: 2010-08-14

Classification

Série: I.R.$
Tome: 11
Numéro:
Genre: Aventure
Mots-clés: Boutiques; Jeunesse; Livres; Nouveautés et À paraître; Font Size (format_browse-bin); De 5 à 10 euros; Desberg, Stephen; General AAS; Bandes dessinées et Humour; Futures parutions par rubriques; Caractères standards; Thèmes; Brochés (grands formats); Refinements
Condition:

Général

Sous-titre:
Dessinateur: Vrancken
Scénariste: Desberg
Format:
Date d'achat:
Prix d'achat:
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Publication

Éditeur: Les Editions Du Lombard
Année copyright:
Édition:
Année publication: 2009
ISBN#: 2-8036-2525-3
LCCN#:
Pages: 47
Langue:

Commentaires

Larry B. Max en a marre que Glo­ria, son idole, aille faire la pros­ti­tuée dans les bas-​fonds de L.A. Avouons-​le, pour une an­cienne icône d'Hol­ly­wood, ce n'est pas très stan­ding. Ce coup-​ci, l'opé­ra­tion de sau­ve­tage tourne à la ga­be­gie : Larry B. tache son cos­tume et il se prend une sé­vère dé­rouillée par les "em­ployeurs" de Glo­ria. Qu'à cela ne tienne ! Larry B. est pug­nace, et il faut bien l'être pour ob­te­nir le droit de por­ter un flingue quand on bosse aux im­pôts. Pa­ral­lè­le­ment à l'en­quête qu'il mène pour re­trou­ver Glo­ria et col­ler un contrôle fis­cal pas piqué des han­ne­tons à ses ra­vis­seurs, Larry B. est ap­pro­ché par des ins­pec­teurs du L.A.P.D. Le sui­cide ré­cent d'un ter­ro­riste no­toire remet en lu­mière les cir­cons­tances de la mort de Ro­bert Max, père de Larry B. Son avion privé ne se se­rait pasBon, lui c'est un méchant !
Bon, lui c'est un mé­chant ! écra­ser tout seul, mais il au­rait été aidé en cela par ledit ter­ro­riste. Larry B., tour­ne­bou­lé par cette nou­velle, conti­nue tout de même son en­quête, mais Glo­ria ayant été la maî­tresse de Ro­bert Max, il est fort à pa­rier que les deux af­faires sont liées.

Un des points forts de cet opus, c'est le chan­ge­ment de tech­nique uti­li­sée par le des­si­na­teur Vran­cken. Se met­tant pour le coup au lavis (soit la di­lu­tion pro­gres­sive d'une même cou­leur pour consti­tuer les dif­fé­rentes couches d'une illus­tra­tion), il ap­porte à son style une cer­taine évo­lu­tion. Néan­moins, son style de­meure, et même si le lavis ap­porte en­core un peu plus de réa­lisme dans un des­sin qui était déjà très pho­to­réa­liste, les pro­blèmes d'im­mo­bi­li­té et de pers­pec­tives étranges sont tou­jours là, bien qu'elles ne risquent pas de gâ­cher le plai­sir des fans.

Comme pour le der­nier épi­sode, une énu­mé­ra­tion concer­nant l'his­toire se ré­vèle pos­sible, mais elle sou­ligne ici un as­pect de plus en plus dé­rou­tant quoi qu'in­té­res­sant : Vran­cken et Des­berg res­pectent qua­si­ment à la lettre les codes du ci­né­ma hol­ly­woo­dien, tant et si bien qu'on finit par se de­man­der si leur point de vue n'est pas to­ta­le­ment iro­nique :

- Tous les per­son­nages sont issus d'un cas­ting dras­tique : tous sont beaux et cer­tains rap­pellent des ac­teurs réels. L'homme de main ta­ci­turne évoque Cillian Murphy dans Batman Begins, et com­ment rater Marlon Brando, ver­sion Apocalypse Now, dans le Grand Mé­chant Mal­frat (pour ne citer qu'eux).

- Toutes les femmes qui évo­luent dans ce monde sont di­vines, jusqu'à l'excès de cette ins­pec­teur du L.A.P.D., qui se tient en per­ma­nence comme pour une séance photo pro­fes­sion­nelle.

- Les per­son­nages sont des cli­chés ap­puyés : la belle ins­pec­trice blonde est de­ve­nue les­bienne après aEt lui ?
Et lui ?voir été tra­hie par un homme. Son col­lègue chi­ca­nos, qui tente de la dra­guer, éco­no­mise comme un fou pour faire venir sa fa­mille du Mexique. Et quand ils ne se conforment pas à un cli­ché, ils l'illus­trent par­fai­te­ment. Ainsi, le Grand Mé­chant Mal­frat n'ap­pa­raît que dans son écrin d'aqua­riums mu­raux, al­lant du sol au pla­fond : c'est un gros pois­son.

- L'homme qui fait le lien entre les deux af­faires va tout cra­cher, quand un tueur chauve en cos­tume noire et che­mise blanche le zi­gouille du bal­con d'en face. Et quand Larry B. lui court après, il ba­lance à la volée des blagues com­prises seule­ment par des avo­cats fis­ca­listes, comme au­tant d'apar­tés à l'adresse du spec­ta­teur.

- L'album se ter­mine sur le double effet de la pré­sen­ta­tion d'un per­son­nage que l'on sup­po­sait mort et un cliff­han­ger stres­sant ouh­la­la.

Bref la BD est construite comme un block­bus­ter, al­lant même jusqu'à adop­ter un titre qui rap­pelle Les sentiers de la gloire de Kubrick. Et c'est assez in­té­res­sant pour un ou­vrage dont toute l'ac­tion se situe à L.A., ca­pi­tale du ci­né­ma, avec bien sûr pour per­son­nage prin­ci­pal le fils d'un dé­funt pro­duc­teur ; mais ici on touche presque à l'au­to­dé­ri­sion. Bref on ne sait plus trop quoi pen­ser du dis­cours des au­teurs qui portent sur la page des his­toires d'ar­gent, avec comme mo­teur su­prême aux in­ves­ti­ga­tions de Larry B., cette femme, Glo­ria, an­cienne star d'Hol­ly­wood qui ne vieillit pas.

Cet album, clai­re­ment ca­li­bré comme album d'ex­po­si­tion pour pré­pa­rer le sui­vant, sur le prin­cipe des dip­tyques de la série, reste pour­tant assez vide dans son dé­ve­lop­pe­ment, et on a confu­sé­ment l'im­pres­sion, com­pa­ré au der­nier, qu'il ne s'y passe presque rien. Mal­gré l'in­ten­tion pro­bable des au­teurs concer­nant le fond, la forme reste celle d'un album sé­rieux, où on s'em­bête un peu. On a du mal, sans être mordu de la série, à se pas­sion­ner pour ce qui s'y passe et ce qui va se pas­ser dans le pro­chain tome.