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Pour qui est amateur de planètes imaginaires, les écosystèmes imprévisibles de Leo - qui donnent leur nom aux cycles de sa série, Aldébaran, Bételgeuse et Antarès - sont un ravissement : colonisés par des hommes plus ou moins ouverts et intelligents, ils regorgent d’une végétation luxuriante et d’animaux inconnus (dont les fascinants Iums, ces espèces de pandas quasiment doués de raison). A chaque nouvel épisode de cette saga, on voudrait pouvoir continuer à s’enthousiasmer pour les péripéties de Kim, héroïne récurrente, être à nouveau surpris par des bestioles fabuleuses, ou guetter chaque retournement de situation avec angoisse. Mais voilà, au bout de douze albums, le souffle épique science-fictionnel de cette série faiblit sérieusement.
Ce deuxième épisode d’Antarès tire sur des ficelles trop connues des fidèles de Leo. On y retrouve Kim, donc, réconciliée avec son amoureux Marc, et mère d’une petite fille à moitié extraterrestre. Les voilà embarqués pour une mission qu’ils connaissent par cœur (et nous aussi) : « tester » une autre planète et estimer son potentiel avant que les humains s’y installent. Seulement, leurs camarades ne sont pas franchement aimables, et semblent appartenir à une secte qui réduit les femmes à des êtres inférieurs… L’auteur a troqué son cheval de bataille précédent, l’écologie, pour la tolérance religieuse. Mais il aurait fallu plus qu’une intention louable pour raviver l’intérêt de ce récit à rallonge.